Fuites de données : le récap de juillet 2026
Sept fuites sont entrées au registre public ce mois-ci, soit près de 90 millions d'adresses email cumulées. Voici lesquelles, ce qu'elles contiennent, et ce qu'elles ont en commun — sans dramatiser, sans rien passer sous silence.
Les sept fuites référencées en juillet
Elles sont classées par date de référencement — le moment où les données ont été retrouvées et vérifiées, qui est souvent bien postérieur aux faits.
Ce que ce mois raconte
- L'enseignement a été la cible principale. Trois des sept fuites touchent des établissements — Houston City College, Glendale Community College, Moody Bible Institute. Ce sont des structures aux moyens limités qui conservent pourtant des dossiers très complets, y compris sur d'anciens élèves partis depuis des années.
- Le décalage entre les faits et leur révélation reste la norme. La plus grosse fuite du mois concerne un incident de novembre 2025 : huit mois pendant lesquels les personnes concernées ignoraient tout. Ce n'est pas une négligence isolée, c'est le fonctionnement ordinaire — et c'est précisément ce qui rend une vérification unique peu utile.
- Les mots de passe ne sont plus l'essentiel. Une seule de ces sept fuites expose des mots de passe. Les six autres exposent des coordonnées, des dates de naissance, des documents d'identité, des achats — des informations qu'on ne peut pas « changer », et qui servent à rendre crédibles des messages frauduleux pendant des années.
- Un seul groupe explique la majorité du mois. Quatre des sept fuites — Houston City College, Glendale Community College, Moody Bible Institute et Fluke — sont explicitement attribuées à la même campagne d'extorsion « payer ou fuiter » du groupe ShinyHunters : la rançon est réclamée, l'organisation refuse ou ne répond pas, les données sont publiées. Refuser de payer est défendable — mais cela ne protège pas les personnes dont les données étaient stockées.
Que faire, concrètement
- Si une de ces fuites vous concerne, ouvrez sa page ci-dessus : elle détaille ce qui a fuité et les gestes utiles, dans l'ordre.
- Si un mot de passe est en jeu (Paidwork ce mois-ci), commencez par les comptes qui commandent les autres : boîte mail et banque. Notre guide mot de passe compromis détaille la marche à suivre.
- Dans tous les autres cas, il n'y a rien à réinitialiser : attendez-vous à des messages qui vous connaissent, et ne donnez jamais suite à une sollicitation entrante. Le guide arnaques après une fuite décrit les scénarios.
- Et une fois pour toutes : activez la double authentification sur votre boîte mail. C'est le seul geste qui rend un mot de passe volé sans valeur.
Le mois prochain, ne le lisez pas — recevez-le
Ce récap est public et gratuit, mais il vous demande de venir le chercher. Veillify surveille vos adresses toute l’année : un débrief chaque mois qui ne parle que de vos fuites, et une alerte le jour même quand une nouvelle vous touche — avec les gestes à faire, en français. À partir de 10 €/an, soit 83 centimes par mois.
Questions fréquentes
Pourquoi une fuite de 2025 apparaît-elle dans le récap de juillet 2026 ?
Parce qu'une fuite est référencée le jour où les données sont retrouvées et vérifiées, pas le jour de l'intrusion. La plus grosse entrée de juillet 2026, Suno, correspond à un incident de novembre 2025 : huit mois se sont écoulés entre les faits et le moment où les personnes concernées ont pu l'apprendre. C'est la règle plutôt que l'exception, et c'est ce qui rend une vérification ponctuelle peu utile.
Sept fuites en un mois, est-ce beaucoup ?
C'est un mois ordinaire. Le nombre varie d'un mois à l'autre selon les données retrouvées et vérifiées, sans que cela dise grand-chose de l'état réel de la menace. Ce qui compte davantage, c'est le contenu : en juillet 2026, une seule fuite exposait des mots de passe et des données bancaires, les autres exposaient surtout des coordonnées et des données personnelles.
Comment savoir si l'une de ces fuites me concerne ?
Un test par adresse email suffit pour ces sept fuites : elles sont toutes recherchables par adresse. Notre test gratuit interroge le registre public pour votre adresse et le bilan vous arrive par e-mail, sans création de compte. Chaque page du registre Veillify détaille par ailleurs ce qui a fuité et les gestes à faire.