Le récap du mois
Fuites de données : le récap de juillet 2026
Sept fuites sont entrées au registre public ce mois-ci, soit près de 90 millions d’adresses email cumulées. Voici lesquelles, ce qu’elles contiennent et ce qu’elles ont en commun.
Les sept fuites référencées en juillet
Elles sont classées par date de référencement, c’est-à-dire le moment où les données ont été retrouvées et vérifiées, souvent bien après les faits.
- 832 000 comptesHouston City College
- Téléphone
- Adresse
- Identité
- 55,3 millions de comptesSuno
- Bancaire
- Téléphone
- Adresse
- Identité
- 23,3 millions de comptesPaidwork
- Mot de passe
- Bancaire
- Téléphone
- Adresse
- Identité
- 6,6 millions de comptesGoose Creek
- Téléphone
- Adresse
- Identité
- 821 000 comptesFluke
- Adresse
- Identité
- 794 000 comptesGlendale Community College
- Téléphone
- Adresse
- Identité
- 2,3 millions de comptesMoody Bible Institute
- Téléphone
- Adresse
- Identité
Ce que ce mois raconte
- L’enseignement a été la cible principale. Trois des sept fuites touchent des établissements (Houston City College, Glendale Community College, Moody Bible Institute). Ce sont des structures aux moyens limités qui conservent pourtant des dossiers très complets, y compris sur d’anciens élèves partis depuis des années.
- Le décalage entre les faits et leur révélation reste la norme. La plus grosse fuite du mois concerne un incident de novembre 2025 : huit mois pendant lesquels les personnes concernées ignoraient tout. Ce n’est pas une négligence isolée, c’est le fonctionnement ordinaire, et c’est précisément ce qui rend une vérification unique peu utile.
- Les mots de passe ne sont plus l’essentiel. Une seule de ces sept fuites expose des mots de passe. Les six autres exposent des coordonnées, des dates de naissance, des documents d’identité, des achats : des informations qu’on ne peut pas « changer », et qui servent à rendre crédibles des messages frauduleux pendant des années.
- Un seul groupe explique la majorité du mois. Quatre des sept fuites (Houston City College, Glendale Community College, Moody Bible Institute et Fluke) sont explicitement attribuées à la même campagne d’extorsion « payer ou fuiter » du groupe ShinyHunters : la rançon est réclamée, l’organisation refuse ou ne répond pas, les données sont publiées. Refuser de payer est défendable, mais cela ne protège pas les personnes dont les données étaient stockées.
Que faire, concrètement
- Pour savoir si l’une de ces fuites vous concerne, vous pouvez faire le test gratuit. Chaque fuite a aussi sa page dans le registre : il suffit de cliquer sur sa carte.
- Si un mot de passe est en jeu (Paidwork ce mois-ci), notre guide mot de passe compromis détaille la marche à suivre.
- Dans tous les autres cas, il n’y a rien à réinitialiser : des messages qui vous connaissent peuvent arriver, et mieux vaut ne pas donner suite à une sollicitation inattendue. Le guide arnaques après une fuite décrit les scénarios.
- Par précaution, vous pouvez activer la double authentification sur votre boîte mail : un mot de passe volé ne suffit alors plus pour y entrer.