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Le récap du mois

Fuites de données : le récap d’août 2026

Onze fuites sont entrées au registre public ce mois-ci, soit plus de 30 millions d’adresses email cumulées. Voici lesquelles, ce qu’elles contiennent et ce qu’elles ont en commun.

Les onze fuites référencées en août

Elles sont classées par date de référencement, c’est-à-dire le moment où les données ont été retrouvées et vérifiées, souvent bien après les faits.

Ce que ce mois raconte

  1. Un seul groupe derrière plus de la moitié du mois. Six des onze fuites (Inter-Con Security, Exact Sciences, Brinks Home, Alcon, RingCentral et Carhartt) sont attribuées à la même campagne d’extorsion « payer ou fuiter » du groupe ShinyHunters, déjà responsable de quatre fuites sur sept en juillet. Le mécanisme ne change pas : rançon réclamée, refus ou silence de l’entreprise, données publiées.
  2. La santé est entrée dans le registre. Exact Sciences expose les données de 10,9 millions de patients, clients et soignants autour d’un dépistage du cancer. Ces informations ne se changent pas. Elles peuvent rendre une arnaque très crédible, par exemple un faux message de laboratoire qui cite un vrai examen.
  3. Une seule fuite concerne des mots de passe. Seule Fanlore expose des mots de passe, et ils sont brouillés (on dit « hachés »), mais une partie l’est avec une méthode ancienne que les pirates savent défaire : mieux vaut les considérer comme connus. Les dix autres exposent des coordonnées, des achats, des dates de naissance ou des données de paiement partielles : rien à « réinitialiser », mais tout ce qu’il faut pour rendre crédible un SMS, un email ou un appel pendant des mois.
  4. Les fichiers d’entreprise à entreprise comptent aussi. Inter-Con Security, Alcon et RingCentral sont surtout des bases de contacts professionnels : postes, employeurs, téléphones directs. C’est le matériau des fausses factures et des faux messages de fournisseurs, une arnaque qui vise les entreprises et non les particuliers, mais qui commence par une adresse email.
  5. Un an de retard, encore. NIUS correspond à un incident de juillet 2025, référencé le 23 août 2026. Treize mois pendant lesquels des IBAN circulaient sans que les personnes concernées puissent le savoir.

Que faire, concrètement

  1. Pour savoir si l’une de ces fuites vous concerne, vous pouvez faire le test gratuit. Chaque fuite a aussi sa page dans le registre : il suffit de cliquer sur sa carte.
  2. Si un mot de passe est en jeu (Fanlore ce mois-ci), notre guide mot de passe compromis détaille la marche à suivre.
  3. Si un IBAN ou une carte partielle a fuité (SplitVPN, Brinks Home, NIUS), un prélèvement que vous n’avez pas autorisé peut être contesté auprès de votre banque. Le guide mon IBAN a fuité explique ce qu’un numéro de compte permet vraiment.
  4. Dans tous les autres cas, il n’y a rien à réinitialiser : des messages qui vous connaissent peuvent arriver, et mieux vaut ne pas donner suite à une sollicitation inattendue. Le guide arnaques après une fuite décrit les scénarios.
  5. Par précaution, vous pouvez activer la double authentification sur votre boîte mail : un mot de passe volé ne suffit alors plus pour y entrer.

À lire ensuite

Questions fréquentes

Toutes les questions

Pourquoi une fuite de 2025 apparaît-elle dans le récap d’août 2026 ?

Parce qu’une fuite est référencée le jour où les données sont retrouvées et vérifiées, pas le jour de l’intrusion. NIUS, entrée au registre le 23 août 2026, correspond à un incident de juillet 2025 : plus d’un an pendant lequel les personnes concernées ne pouvaient pas le savoir. C’est fréquent, et c’est ce qui rend une vérification ponctuelle peu utile.

Qu’est-ce qu’une campagne « payer ou fuiter » ?

Un groupe pénètre les systèmes d’une organisation, copie des données, puis réclame une rançon en menaçant de les publier. Si l’organisation refuse ou ne répond pas, les données sont mises en ligne. Six des onze fuites d’août 2026 sont attribuées à la même campagne du groupe ShinyHunters. Refuser de payer est défendable, mais cela ne protège pas les personnes dont les données étaient stockées.

Comment savoir si l’une de ces fuites me concerne ?

Un test par adresse email suffit pour ces onze fuites : elles sont toutes recherchables par adresse. Notre test gratuit interroge le registre public pour votre adresse et le bilan vous arrive par e-mail, sans création de compte. Chaque page du registre Veillify détaille par ailleurs ce qui a fuité et les gestes à faire.

Voir si votre adresse a déjà fuité

Le test est gratuit et sans compte.

Faire le test gratuit