Gravité modéréeFuite vérifiée
Fuite de données University of Pennsylvania
623 750 comptes
Voici ce qui a fuité, ce que ça change pour vous et les gestes à faire.
University of Pennsylvania, c’est quoi ?
L’incident touche principalement la base de données des donateurs de l’université, et non les étudiants. Vous êtes potentiellement concerné si vous avez fait un don à cet établissement ou entretenu une relation d’ancien élève avec lui.
Ce qui s’est passé
En octobre 2025, l’Université de Pennsylvanie a été victime d’une fuite de données suivie d’une demande de rançon, touchant en grande partie sa base de donateurs.
À la suite de l’incident, les attaquants ont envoyé des messages incendiaires à certaines des victimes.
Les données ont été publiées en ligne en février 2026. Elles contiennent 624 000 adresses email uniques, avec les noms et les adresses postales.
Pour une partie des fiches de donateurs, des informations supplémentaires ont été exposées, dont le genre et la date de naissance. Un petit sous-ensemble comprenait également la religion, le nom du conjoint, le revenu estimé et l’historique des dons.
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Photo : Michel Alexandre Salim, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons. La marque appartient à son propriétaire, sans lien avec Veillify.Les données exposées
- religions
- dates de naissance
- niveaux de revenu
- adresses postales
- dons caritatifs
- adresses email
- genres
- intitulés de poste
- noms
- civilités
- noms des conjoints
Les personnes touchées ne sont pas forcément concernées par chaque catégorie.
Le niveau de risque
Gravité modérée : ni mot de passe ni donnée bancaire, mais des données personnelles durablement exploitables.
Aucun mot de passe : rien à réinitialiser. C’est pourtant l’une des fuites les plus intimes du registre, et il faut dire pourquoi. Une base de donateurs n’est pas un fichier client : les institutions y consignent ce qui aide à solliciter un don (la situation familiale, le revenu estimé, parfois l’appartenance religieuse). Ce sont des données que la personne n’a jamais renseignée elle-même et dont elle ignore souvent l’existence. La religion et le nom du conjoint, en particulier, relèvent de ce que le droit européen appelle des données sensibles, et elles ne peuvent être ni changées ni retirées de la circulation. S’ajoute une circonstance rare et éprouvante : les attaquants ont écrit directement à certaines victimes des messages incendiaires. Si vous recevez ce genre de courrier, ne répondez pas, conservez-le, et signalez-le. L’objectif est de provoquer une réaction, et l’absence de réponse est ce qui désamorce.
Que faire si vous êtes concerné
- Votre nom et votre date de naissance sont potentiellement exposés. Ils ne peuvent pas être effacés d’Internet : un message qui les cite ne prouve donc pas qu’il est sérieux.
- Des e-mails ou des SMS imitant University of Pennsylvania peuvent utiliser vos vraies informations pour paraître crédibles : c’est ce qu’on appelle le phishing.
- Par précaution, vous pouvez activer la double authentification sur votre boîte mail : c’est elle qui reçoit les liens « mot de passe oublié » de vos autres comptes.
Bon à savoir : vous pouvez signaler les tentatives d’arnaque : transférer les SMS frauduleux au 33700, signaler les e-mails sur signal-spam.fr et retrouver les bons réflexes sur cybermalveillance.gouv.fr.
Pour aller plus loin : Reconnaître les arnaques qui suivent une fuite · Mon adresse e-mail est dans une fuite : que faire ?